Louer une salle un jour par semaine ne signifie pas que l’assurance du cabinet couvre vos propres séances. Pour rejoindre un cabinet partagé, identifiez d’abord votre rôle, les garanties déjà souscrites pour les lieux et celles qui doivent couvrir votre activité. Vous pourrez ensuite préparer votre tarif et l’attestation attendue par le responsable du cabinet.

Tarification et souscription en ligne

Obtenez votre tarif pour votre activité de bien-être

Déclarez vos pratiques et l’occupation du cabinet dans le parcours Bien-être. Vérifiez la proposition pour votre activité, puis les besoins concernant le local et vos biens.

Ce parcours vise les pratiques de bien-être éligibles. Une profession de santé réglementée ou la gestion d’un cabinet collectif nécessite de vérifier le contrat adapté ; un contrat individuel ne couvre pas automatiquement tous les occupants.

Êtes-vous occupant, titulaire du bail ou gestionnaire du cabinet ?

Avant de choisir un contrat, relisez le document qui vous donne accès aux lieux : bail, convention de mise à disposition ou autre accord. Repérez les espaces utilisés, les horaires, les biens fournis et les obligations d’assurance. Le partage d’une adresse ne suffit pas à déterminer qui est assuré.

Trois situations à décrire dans votre demande
Votre situationCe qu’il faut faire préciser
Vous utilisez une salle quelques jours par semaineVotre RC Pro personnelle, vos responsabilités d’occupant, l’accès aux espaces communs et le matériel qui vous appartient ou vous est confié.
Vous êtes titulaire du bail et accueillez d’autres praticiensVos engagements envers le bailleur, l’autorisation d’accueil ou de mise à disposition et l’activité de chacun des occupants.
Une structure gère plusieurs salles et des services communsL’entité qui exploite les lieux, ses propres responsabilités, les contrats des praticiens et les biens gérés en commun.

Si vous exercez une profession de santé réglementée, consultez la page des professions paramédicales ou présentez votre situation au cabinet. Le partage d’un local avec des praticiens de bien-être ne change pas votre profession ni le contrat qu’elle nécessite.

Quatre besoins à distinguer avant de signer

Votre responsabilité pendant les séances

Faites figurer vos pratiques réelles et les formats proposés : séances individuelles, ateliers de groupe, interventions extérieures ou à distance. Une assurance d’hypnose ne prouve pas que toutes vos autres prestations sont acceptées. Vérifiez aussi la correspondance entre les activités déclarées et votre communication professionnelle.

La DGCCRF rappelle que les pratiques non conventionnelles ne doivent pas remplacer un suivi médical pour traiter une pathologie. Une assurance ne constitue pas une autorisation de pratiquer un acte réservé ou de présenter une prestation comme un traitement médical. Repères de la DGCCRF.

L’accueil et l’occupation des lieux

La responsabilité liée à une séance, celle liée à la vie courante du cabinet et les dommages aux locaux sont des questions différentes. Pour une chute dans une partie commune ou un dommage dans la salle, la réponse dépend des circonstances, des responsabilités de chacun et des garanties. Demandez quels espaces sont déclarés et quelles attestations sont exigées.

Votre matériel et les biens mis à disposition

Listez séparément les objets que vous possédez et ceux du cabinet : mobilier, table de pratique, ordinateur, outils et consommables. Pour les biens prêtés ou confiés, vérifiez le traitement d’un dommage causé pendant leur utilisation. Pour vos propres biens, contrôlez la valeur déclarée et les lieux où ils sont conservés.

Les fonctions de gestionnaire

Si vous encaissez une redevance pour les salles, gérez un accueil commun ou organisez des prestations collectives, décrivez ce rôle en plus de vos séances. Ne choisissez pas un contrat de praticien en supposant qu’il couvre aussi l’ensemble de l’exploitation du cabinet.

Les documents utiles pour préparer le tarif et l’attestation

Demandez au responsable du cabinet les documents relatifs à l’occupation et à l’assurance des lieux pour comprendre la répartition des engagements.

  • Le document d’occupation et ses éventuelles clauses d’assurance.
  • L’adresse, les surfaces utilisées, les espaces communs et les jours de présence.
  • Les mentions attendues sur votre attestation et la date de début de votre occupation.
  • La description des garanties déjà souscrites pour les locaux, lorsque le responsable peut la communiquer.
  • L’inventaire de vos biens et celui du matériel mis à disposition.
  • Votre liste de pratiques, votre chiffre d’affaires et vos antécédents à déclarer.

Service Public présente les assurances professionnelles en distinguant notamment l’activité, les locaux et les biens. Cette distinction est utile ici : posséder une attestation ne dispense pas de vérifier ce qu’elle justifie réellement. Assurances du micro-entrepreneur.

Une fois la souscription validée, vérifiez votre nom professionnel, les activités assurées et les dates du justificatif avant de l’adresser au cabinet. Si une clause de votre convention reste sans réponse, faites-la préciser avant l’entrée dans les lieux.

Exemple : une sophrologue loue une salle deux jours par semaine

Cas fictif. Une sophrologue utilise une salle meublée et une salle d’attente commune. Elle apporte son ordinateur et propose également des ateliers en entreprise. Le responsable du cabinet lui indique que le local est assuré.

Elle demande d’abord ce que recouvre cette assurance des locaux. Elle décrit ensuite ses séances, ses ateliers extérieurs, ses jours de présence et ses biens dans sa propre demande. Enfin, elle compare la proposition aux exigences de la convention d’occupation. Elle peut ainsi éviter de confondre l’assurance du bâtiment, celle du matériel et la responsabilité liée à ses prestations.

Le tarif doit être établi à partir de ces éléments. Il n’existe pas de montant universel pour un « cabinet partagé » : l’activité du praticien, les garanties choisies et la situation du local comptent. Pour une installation plus large, consultez le guide d’ouverture d’un cabinet de sophrologie.

Vous pouvez commencer par le parcours RC Pro Bien-être. Si le profil et les garanties répondent à votre situation, la souscription peut se poursuivre en ligne. Si vous gérez tout le cabinet ou si l’occupation ne correspond pas aux choix proposés, faites préciser l’offre avant de finaliser.

Questions avant de souscrire

Un seul contrat peut-il couvrir tous les praticiens du cabinet ?

Cela doit être expressément prévu par le contrat. Vérifiez les personnes ou structures assurées, leurs activités et les responsabilités concernées. Une attestation au nom du gestionnaire ne prouve pas automatiquement la couverture de chaque indépendant.

Dois-je déclarer une salle utilisée une seule journée par semaine ?

Décrivez cette occupation dans votre demande. Le caractère occasionnel ne permet pas de présumer que le local, vos biens ou votre responsabilité d’occupant sont déjà couverts.

Puis-je ajouter le massage, l’hypnose ou une autre pratique ?

Déclarez chaque prestation réelle et vérifiez les activités retenues dans la proposition. Une pratique supplémentaire n’est pas automatiquement couverte parce qu’elle relève, elle aussi, du bien-être.

L’attestation suffit-elle à prouver que mon matériel est assuré ?

Pas nécessairement. Consultez les garanties de biens, les valeurs, les lieux et les exclusions dans les documents contractuels. Distinguez votre matériel de celui qui vous est prêté ou mis à disposition.

Préparez votre contrat et obtenez votre tarif

Comparez la proposition à votre situation, puis poursuivez en ligne si votre profil est éligible. Le contrat et l’attestation sont confirmés après validation et finalisation selon le parcours.

Sources et méthode

Sources consultées le 20 octobre 2026. Les exemples et listes de vérification sont des repères de préparation. Les garanties, exclusions et conditions de souscription sont celles des documents du contrat proposé.

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